Intro : J'habite une maison en bas d'Hochelaga Une petite maison avec des escaliers en bois. Quand il fait froid à la fin du mois de janvier, Je peux ni les descendre. ni les monter. Mon père est dans la rue,saoul comme un cochon Ma mère est dans le salon regardant la télévision, Et moi je suis seul dans ma toute petite chambre Avec mes fantasmes sexuels et mes soucis d'argent. On va tous  aller au  bord de la  rivière, Faire brûler un feu de joie et danser autour, Danser comme les Indiens la  nuit de la  Saint Jean, C'est ce que j'appelle la liberté, la liberté.             J'ai appris à penser en écoutant René Lévesque, Fumant des pétards derrière la bibliothèque. Je rêve d'un pays où on me laisserait faire Mais il y a des fois je me demande si je suis assez téméraire. Refrain Je vais m'en aller au Manitoba Au bord de la prairie où on ne me trouvera pas Au moins là-bas, le ciel est plus clair. Je pourrais crier très fort, Y'a personne pour me faire taire. Refrain (2x)

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À propos de la chanson

La chanson évoque la lutte d’un jeune homme qui se sent enfermé dans un environnement difficile, où la précarité et l'isolement dominent son quotidien. Il décrit sa vie à Hochelaga, entre les tensions familiales et les préoccupations financières, tout en cherchant échapper à cette réalité morose. Dans ses rêveries, il aspire à un espace où il pourrait s'exprimer librement, loin des jugements et des problèmes qui l'entourent. L'idée de partir vers le Manitoba apparaît comme une métaphore d’un désir profond de liberté et de paix intérieure, loin des contraintes de sa vie actuelle.