(valse 3 temps) Pour avoir foulé ton pavé, usé mes s'melles sur tes trottoirs, je te connais du bout du pied, du bout du coeur, du bout du r'gard. Depuis le temps que je circule, que je coule dans tes artères, Cellule parmi tes cellules, c'est ton coeur qui me régénère, Pour ces heures passées dans tes nuits, ma pudique bourgeoise, Où pour me faire le don d'un lit, tu fus plus que courtoise. Je te salue, ma belle Dijon, ô maîtresse burgonde. Je te salue, ma vieille Dijon. Et nulle part au monde ... je n'aurais voulu naître. Bien sûr tu as exacerbé mes aigreurs de jeunesse. Mais tu es longue à décoincer, à te bouger les fesses. Aussi j'ai voulu te quitter pour une autre, plus littorale. Bien que la fille fût dessalée, me manquait mon canal. Et vois-tu, je suis revenu, ma précieuse bourgeoise, et je ne te quitterai jamais plus pour une plus grivoise. Je te salue, ma belle Dijon, ô maîtresse burgonde. Je te salue, ma vieille Dijon. Et nulle part au monde ... je n'aurais voulu naître. Instrumental : (x2) Moi qui te croyais pudibonde, tu as rosi, ce n'est pas sage. Voilà que tu te dévergondes quand moi je passe l'âge. Je vais vieillir encore un peu et cultiver nos différences Au creux de ton cou capiteux, jusqu'au dernier silence. J'ai encore quelques heures dans tes nuits à passer, ma bourgeoise, Et pour me faire le don d'un lit, tu seras toujours courtoise. Je te salue, ma belle Dijon, ô maîtresse burgonde. Je te salue, ma vieille Dijon. Et nulle part au monde ... je n'aurais voulu naître. (Couplet instrumental) Je te salue, ma belle Dijon, ô maîtresse burgonde. Je te salue, ma vieille Dijon. Et nulle part au monde ... je n'aurais voulu naître.

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À propos de la chanson

La chanson évoque une relation intime entre l'artiste et sa ville, Dijon, où il se sent profondément ancré. Il décrit ses déambulations sur le pavé et les souvenirs marquants qui l’unissent à cette ville, qu’il considère comme sa maîtresse. Malgré ses tentatives de quitter Dijon pour un autre lieu, il finit toujours par revenir, réalisant que nulle autre ville ne peut rivaliser avec l’attachement qu’il lui porte. Le ton est à la fois nostalgique et affectueux, mettant en lumière les défauts et les charmes de cette belle bourgeoise. Cette déclaration d'amour pour Dijon révèle une connexion unique, pleine d'émotions et de vécu.