Hé ! donn’-moi ta bouche hé ! ma jolie fraise ! L’aube a mis des frais’s plein notr’horizon. Garde tes dindons moi mes porcs Thérèse. Ne r’pouss’pas du pied mes p’tits cochons. Va comme hier ! comme hier ! comme hier !  Si tu ne m’aimes point c’est moi qui t’aim’rons. L’un tient le couteau l’autre la cuiller :  La vie c’est toujours les mêmes chansons. Pour sauter l’gros sourceau de pierre en pierre Comme tous les jours mes bras t’enlèv’ront. Nos dindes nos truies nous suivront légères. Ne r’pouss’pas du pied mes p’tits cochons. Va comme hier ! comme hier ! comme hier !  Si tu ne m’aimes point c’est moi qui t’aim’rons. La vie c’est toujours amour et misère.  La vie c’est toujours les mêmes chansons.  J’ai tant de respect pour ton coeur Thérèse  Et pour tes dindons quand nous nous aimons.  Quand nous nous fâchons hé ! ma jolie fraise Va comme hier ! comme hier ! comme hier ! Si tu ne m’aimes point c’est moi qui t’aim’rons. L’un tient le couteau l’autre la cuiller : La vie c’est toujours la même chanson.

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À propos de la chanson

La chanson évoque une demande de tendresse entre deux amoureux, où l'un demande à l'autre de ne pas s'éloigner et de garder la légèreté de leurs moments passés. Il parle avec humour des relations quotidiennes, en jouant sur des images simples et rurales, comme les dindons et les cochons, symboles de complicité et de vie commune. Malgré les disputes qui peuvent survenir, il affirme son attachement inébranlable et évoque la routine de l'existence, faite d'amour et de difficultés, qui semble répétitive mais toujours aussi belle. Ce texte reflète l'art de Brassens à saisir les petites choses de la vie avec tendresse, tout en les reliant à un univers plus large où l'amour et les petits tracas de la vie forment une mélodie constante.