C'était, dans la nuit brune, Sur un clocher jauni, La lune,        Comme un point sur un « i ». Lune, quel esprit sombre, Promène au bout d'un fil, Dans l'ombre, Ta face et ton profil ? Es-tu l'œil du ciel borgne ? Quel chérubin cafard Nous lorgne,    Sous ton masque blafard ? Est-ce un ver qui te ronge, Quand ton disque noirci S'allonge,    En croissant rétréci ? Es-tu, je t'en soupçonne, Le vieux cadran de fer Qui sonne, L'heure aux damnés d'enfer ? Sur ton front qui voyage, Ce soir ont-ils compté Quel âge, A leur éternité ?    Qui t'avait éborgnée, L'autre nuit ? T'étais-tu Cognée, Contre un arbre pointu ? Car tu vins, pâle et morne, Coller sur mes carreaux Ta corne, A travers les barreaux.        Lune, en notre mémoire, De tes belles amours L'histoire, T'embellira toujours.       Et toujours rajeunie, Tu seras du passant Bénie, Pleine lune ou croissant.   Finale :

Du même artiste

La chasse aux papillons

La chasse aux papillons

Belle dame

Belle dame

Tant qu'il y a des Pyrénées

Tant qu'il y a des Pyrénées

Celui qui a mal tourné

Celui qui a mal tourné

Corne d'Aurochs

Corne d'Aurochs

Pour me rendre à mon bureau

Pour me rendre à mon bureau

Les amours d'antan

Les amours d'antan

Marinette

Marinette

Je me rappelle

Je me rappelle

La religieuse

La religieuse

Couverture du livre Ultra intelligence

À propos de la chanson

La chanson évoque une réflexion mélancolique sur la lune, qu'on imagine comme une entité mystérieuse et parfois inquiétante. Elle questionne son état, en s'interrogeant sur les marques du temps et les blessures qu'elle pourrait porter. En parallèle, l’auteur évoque les souvenirs d’amours passées, suggérant que même dans sa tristesse, la lune reste une source de beauté et de fascination. C’est un dialogue poétique où l'astral se mêle à l'intime, tout en gardant une certaine légèreté face à des thèmes plus sombres. La lune, à la fois éternelle et changeante, devient le miroir des pensées humaines et des émotions éphémères.