| | | | T’es comme le formica au milieu des eightie’s Plus personne ne veux d’toi tous les garçons te squizzent Il arrive qu’on t’regarde c’est d’jà un privilège Demande pas non plus qu’on t’drague faut r’descendre du manège Tu dis qu’la comédie ça t’botte et comment donc Mais l’métier comment t’dire n’aime pas les comédons Y faut pas t’faire de film à moins qu’il soit d’horreur Et qu’t’en sois l’héroïne vieille terreur Accroche-toi t’es belle comme un jambon beurre Mais t’as une vie intérieure y faut te battre garde la patate Va ! Je ne te hais point mais pleure un peu plus loin tu m’écoeures J’voudrais pas faire une attaque Il se pourrait qu’tu tentes au milieu des trumeaux Bradés dans les brocantes quelques amateurs idiots J’suis sûr qu’t’en f’rais un beau sur une cheminée marbre A moins qu’ton proprio t’exploite en femme à barbe Ta laideur autorise un peu tous les usages T’es mieux qu’un millésime t’es hors d’âge Même les préhistoriques étaient mieux gaulées que toi Toi t’es post-historique quel effroi ! Accroche-toi t’es belle comme un jambon beurre Mais t’as une vie intérieure y faut te battre garde la patate Va ! Je ne te hais point mais pleure un peu plus loin tu m’écoeures J’voudrais pas faire une attaque | | | | | | | | | | | | Tu paies rien pour attendre d’avoir chanter partout Qu’t’as partager ma chambre à l’Ibis de Saint-Cloud Le concert était naze j’étais désabusé J’avais un coup dans le blaze et t’en as profité Ma grandeur d’âme est telle que j’vais t’pardonner Mais permets-moi quand-même de conditionner Cet élan du cœur : "Ouais tu peux m’rendre un service Ta copine... Ce soir-là... T’aurais pas son 06 ?" Accroche-toi t’es belle comme un jambon beurre Mais t’as une vie intérieure y faut te battre garde la patate Va ! Je ne te hais point mais pleure un peu plus loin tu m’écoeures J’voudrais pas faire une attaque (Oh l’autre on croît rêver non mais attends mais pour qui tu t’prends ?) (Tu t’es vu avec ton chapeau de paille ?) Accroche-toi t’es belle comme un jambon beurre (J’vais t’le faire bouffer moi ton chapeau) Accroche-toi ouais t’as une vie intérieure (T’es grand t’es qu’un nul un zéro) (Y a pas qu’à Saint-Cloud qu’tes concerts étaient nazes) (Avec ton orchestre là Archiméde) (Archi-merde ouais !) (Surfe sur une carrière ce s’ra un honneur) (T’es maigre t’es prétentieux t’es qu’un minable)

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À propos de la chanson

La chanson évoque avec un ton à la fois amusé et critique la situation d'une personne qui se sent mal aimée et dévalorisée, presque comme un objet obsolète. Elle est décrite comme étant laissée de côté, un peu comme un vieux meuble dont personne ne veut. Malgré cela, on l'encourage à se battre et à garder son estime de soi, même si les autres peuvent la juger. Les métaphores utilisées, comme celle du "jambon beurre", ajoutent une touche d'humour qui souligne cette lutte intérieure entre l’apparence et la réalité personnelle. Le contexte semble refléter une époque où l’apparence et les comparaisons entre individus sont accentuées, probablement dans un cadre social où l'acceptation et la validation des autres sont primordiales. Cela met en lumière les pressions que l'on ressent à être à la mode ou apprécié, souvent au détriment de sa propre valeur intérieure.