Mesures à 2 temps (xx2333) Dans un avion venant d'Asie Quatre bébés sont endormis Un bracelet dit leurs prénoms Sur du tulle à l'encre marron Leur adresse est à l'arrivée Dans la salle des pas retrouvés Terminus de l'aéroport Où des coeurs battent un peu plus fort C'est toute la force de la vie Qui fait les hommes et les fourmis Il en reste toujours assez Pour survivre et recommencer On ne peut réduire au silence Les voix qui chantent une espérance On ne peut vaincre un idéal Avec des chars ou bien des balles Des maisons basses aux toits de palme Au bord d'un canal aux eaux calmes Le temps glissait comme un bateau Sur les hommes et sur les roseaux Des enfants nus dans l'eau du fleuve S'éclaboussaient avant qu'il pleuve Au pied d'un temple au toit doré Sous les yeux du Bouddha couché Que reste-t-il de cette Asie Qui s'écoulait en harmonie Entre les barques du marché Les épices et les orchidées ? Où sont les bonzes et leurs ombrelles Fleurs de safran sur la ruelle Avançant à pas mesurés Vers le seuil de l'éternité ? Les odeurs de poudre et de sang Ont chassé les parfums d'encens Assombri la boue des rizières Et brisé les hommes et la terre Du haut du temple abandonné Le sourire du bouddha figé Ne contemple les yeux baissés Que des ruines et du temps gâché Où s'en vont les pensées fleuries Qui s'envolaient vers les esprits Des colliers de fleurs des autels En offrande aux âmes immortelles Les éclats de rire se sont tus Avec les enfants disparus Les bonheurs enfouis dans la terre Sous les cendres et sous la poussière Et pourtant gravé dans l'ivoire Du silence et de la mémoire Se transmet à mots défendus Tout l'espoir qui semblait perdu Le courage et la volonté De se battre et de résister À la peur et à la souffrance À la mort et l'indifférence C'est toute la force de la vie Qui fait les hommes et les fourmis Il en reste toujours assez Pour survivre et recommencer On ne peut réduire au silence Les voix qui chantent une espérance On ne peut vaincre un idéal Avec des chars ou bien des balles Dans un avion venant d'Asie Quatre bébés sont endormis Un bracelet dit leurs prénoms Sur du tulle... à l'encre marron (2x)

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Couverture du livre Ultra intelligence

À propos de la chanson

La chanson évoque un voyage en avion depuis l'Asie, où des bébés endormis symbolisent l'espoir et l'innocence. Elle décrit un monde où la vie continue d'exister malgré les tragédies et les souffrances. Les images de paysages enchanteurs, de temples dorés, d'enfants jouant dans l'eau, contrastent avec la réalité de la guerre et de la désolation qui ont ravagé ces terres. L'auteur souligne la résilience humaine face aux épreuves, affirmant que rien ne peut vraiment éteindre l'espoir ou réduire au silence les voix prônant la paix et la vitalité. Le contexte est celui d'une Asie riche en culture et en traditions, mais marquée par des horreurs qui ont perturbé cette harmonie. La chanson évoque également la mémoire collective, le désir de perpétuer un idéal et la force de vie qui cherche toujours à renaître, même dans les moments les plus sombres.