Mesures à 2 temps: 1 temps | 1 temps Intro : | Dans ma grammaire de l'impossible, Tous les mots pourraient s'accor|der, Des plus fragiles au plus sensibles, Des pluriels au plus singuliers. Je voudrais que le masculin S'accorde avec le féminin, Que la raison l'emporte enfin Entre les mots du genre humain. Que nul ne reste dans la marge Et que dans ce monde imparfait, On conjugue autant le plus large Les droits de l'homme et leur res|pect. (Tacet) Qu'on accorde le droit d'asile A tous les verbes irrégu|liers, A tous ces mots sans domicile, Qui font de nous des étrangers ! Des sans espoirs, des sans recours, Sans refuge et sans illusions, Sans voix, ni lois et sans amour A la porte de nos maisons. A tous les noms dont l'origine S'est perdue dans la nuit des temps Et dont les branches ont pris racine Dans la terre de leurs en|fants. (Tacet) Qu'on efface des dictionnaires, Les règles injustes et les accords Qui portent le feu et le fer Jusqu'à l'article de la mort ! Que nos langues si différentes Apprennent enfin à s'écouter Et s'unissent dans la tourmente Aux confins de l'humanité ! Pour briser les murs du silence Dans les regards et les pensées, Ouvrir les portes de l'enfance A tous les vents du verbe ai|mer. (Tacet) Instrumental : | (Tacet) Dans ma grammaire de l'impossible Où les mots seraient mesurés Les mensonges seraient passibles De la peine qu'ils ont causée. Et les sentences inacceptables Seraient frappées de nullité, Marquées d'un sceau ineffaçable Et bannies pour l'éternité. Finis les écarts de langage, Les détournements de pensée Les mots trompeurs qui font barrage Au chemin de la véri|té. (Tacet) Pour ma grammaire de l'impossible, J'ai choisi d'écrire le meil|leur Mais sans rien occulter du pire Ni les larmes, ni la douleur. Et je rêve la couverture Du grand livre de l'avenir, Au chapitre de l'aventure Qu'il nous reste encore à écrire. Avec des mots qui nous inspirent Bien au-delà des dictionnaires Pour commencer à nous construire Dans la langue de l'Uni|vers. |

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Couverture du livre Ultra intelligence

À propos de la chanson

La chanson évoque un désir de réconciliation et d'harmonie entre les mots et les êtres humains. Elle expose la nécessité de faire tomber les barrières liées aux genres et aux origines, prônant une compréhension mutuelle et un respect des droits de chacun. L'artiste imagine un univers où les injustices langagières sont abolis, où chaque mot a sa place et où la souffrance et l'exclusion sont reconnues et effacées. Dans ce monde idéal, l'amour et la vérité sont au cœur des relations humaines, permettant une véritable unité au sein de l'humanité. Cette œuvre s'inscrit dans un contexte de lutte pour l'égalité et le respect des droits humains, faisant écho à des idées souvent partagées dans la société contemporaine sur l'importance de l'inclusion et de l'empathie envers ceux qui sont marginalisés.