Intro : De New York à Tokyo Tout est partout pareil   On prend le même métro Vers les mêmes banlieues Tout le monde à la queue leu leu Les néons de la nuit Remplacent le soleil   Et sur toutes les radios On danse le même disco Le jour est gris, la nuit est bleue Dans les villes de l'an deux mille La vie sera bien plus facile On aura tous un numéro Dans le dos Et une étoile sur la peau On suivra gaiement le troupeau    Dans les villes    de l'an deux mille     Mirabel ou Roissy Tout est partout pareil Tout autour de la terre On prend les mêmes charters Pour aller où le ciel est bleu Quand on ne saura plus Où trouver du soleil Alors on partira Pour Mars ou Jupiter Tout le monde à la queue leu leu Refrain Monopolis             Il n'y aura plus d'étrangers         On sera tous des étrangers Dans les rues de Monopolis              Marcherons-nous main dans la main              Comme en mille neuf cent quatre-vingts      Tous les deux dans Monopolis               Quand nos enfants auront vingt ans             Nous on sera d'un autre temps      Le temps d'avant Monopolis               

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Couverture du livre Ultra intelligence

À propos de la chanson

La chanson dépeint un monde uniformisé et banal, où toutes les villes se ressemblent et où les gens vivent dans une routine monotone. Les métropoles, de New York à Tokyo, présentent un paysage peu inspirant, orné de néons et de rythmes de disco sans émotion. Les individus se déplacent en suivant un schéma identique, perdant peu à peu leur identité au profit d'une vie standardisée. Dans ce contexte, l'idée d'une société où chacun serait à la fois étranger et semblable aux autres est tout aussi troublante. Les chandelles du passé, les temps vivants avant cette uniformité, évoquent une nostalgie pour une époque où les relations humaines et les singularités avaient encore leur place.