|_ _ _ | Sur l'écran des gens au pas de course
 Sur le quai où les porteurs s'essoufflent
 Un convoi dont la machine souffre
 C'est le va-et-vient quotidien
 Le train-train des gens de mille-neuf-cent-un Un peu plus tôt de beaux messieurs trop graves
 Découvraient en vrai dans une cave La magie du cinématographe Un vieux jardinier arrosé Par un garnement à l'œil amusé Où sont-ils ? Que font-ils ? Ces passants qui ont vu naître Le printemps de ce temps Que nous voyons disparaître Comme ces gens pressés Figurants de l'insolite Le progrès qui passait Allait-il un peu trop vite ? Un curieux monsieur portant moustache Fait des ronds dans l'air du temps qui passe Part sur un chemin et tout s'efface Un petit bonhomme fait le plein Dans les cinés de mille-neuf-cent-vingt Vingt ans plus tard Les stars se font la guerre Un acteur qui pleure sous les lumières Et un fou qui joue avec la terre Un petit bonhomme fait le plein Sur une place au cœur de Berlin Où sont-ils ? Que font-ils ? Ces passants qui ont vu naître Le printemps de ce temps Que nous voyons disparaître Comme ces gens pressés Figurants de l'insolite Le progrès qui passait Allait-il un peu trop vite ? Sur l'écran des gens au pas de course
 Sur le quai où les porteurs s'essoufflent
 Un convoi dont la machine souffre
 C'est le va-et-vient quotidien
 Le train-train des gens de mille-neuf-cent-un

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Couverture du livre Ultra intelligence

À propos de la chanson

Cette chanson évoque le rythme effréné de la vie moderne au début du 20ème siècle. Elle décrit des gens pressés, courant sur les quais et dans les rues, symbolisant le quotidien des citadins. Le texte rappelle des scènes de cinéma naissantes et la magie du septième art, tout en soulignant la beauté fugace du temps qui passe. Les personnages évoqués sont comme des ombres, des témoins d'une époque en constante évolution, parfois écrasée par le progrès qui avance à une vitesse vertigineuse. La nostalgie se mêle à une réflexion sur ce que signifie réellement vivre dans un monde en mutations rapides.