Intro : Elle avait sous sa toque de martre, sur la butte Montmartre, un p'tit air innocent.   On l'appelait Rose, elle était belle, a'sentait bon la fleur nouve-elle,           rue Saint-Vincent. Elle avait pas connu son père, elle avait p'us d'mère, et depuis 1900, a'd'meurait chez sa vieille aïeule Où qu'a's'élevait comme ça, toute seule, rue Saint-Vincent. A'travaillait déjà pour vivre et les soirs de givre, dans l'froid noir et glaçant, son p'tit fichu sur les épaules, a'rentrait par la rue des Saules, rue Saint-Vincent. Elle voyait dans les nuit gelées, la nappe étoilée, et la lune en croissant qui brillait, blanche et fatidique sur la p'tite croix d'la basilique, rue Saint-Vincent. L'été, par les chauds crépuscules, a rencontré Jules, qu'était si caressant, qu'a'restée la soirée entière, avec lui près du vieux cimetière, rue Saint-Vincent. Mais le p'tit Jules était d'la tierce qui soutient la gerce, aussi l'adolescent, voyant qu'elle marchait pas au pantre, d'un coup d'surin lui troua l'ventre, rue Saint-Vincent. Quand ils l'ont couchée sur la planche, elle était toute blanche, même qu'en l'ensevelissant, les croque-morts disaient qu'la pauv'gosse était crevée l'soir de sa noce, rue Saint-Vincent. Elle avait une belle toque de martre, sur la butte Montmartre, un p'tit air innocent. On l'appelait Rose, elle était belle, a'sentait bon la fleur nouvelle, rue Saint-Vincent.

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À propos de la chanson

La chanson raconte l'histoire tragique d'une jeune femme nommée Rose, qui vit sur la butte Montmartre, entre rêves et désespoir. Orpheline, elle se débrouille seule, travaillant dur pour survivre tout en rêvant d'amour. Sa rencontre avec Jules, un jeune homme charmant, lui apporte un moment de bonheur, mais le sort en décidera autrement. En effet, un drame survient lorsque Jules, partant d'une impulsion tragique, lui cause la mort. Rose, représentée par une image d’innocence et de beauté, finit son existence dans la tristesse, symbolisée par la croix de la basilique, reflet de son destin cruel. Ce récit, empreint de mélancolie, dépeint la fragilité de la vie et les dérives de l'amour sur fond de paysages parisiens.