Tu as fait se lever un peuple sans levain, Le froment est battu à la force des poings, Le pain cuit au soleil a pris le goût du sang, Ton nom vient prolonger la liste des gênants Mais le vent des prophètes a soufflé ce matin, Et l'on a vu des milliers d'alouettes Danser autour du pèlerin. Et l'on a vu sur toute la planète, Des frères se donner la main. L'injustice ne peut supporter le silence Mais l'exemple du Christ prend toute sa puissance. Suspendu au gibet le jour de l'abandon, Pour notre humanité il demande pardon. (Refrain) Tu es mort le printemps n'avait que quelques brins Tué dans ton église, les statues pour témoins, Prêtre d'El Salvador , libre à en mourir, Ton nom vient prolonger la liste des martyrs. (Refrain) Combien d'hommes sont morts et combien meurent encore, Ils sont pour notre monde cet envers du décor, Cachés par les parades et les marches militaires, Qui pourrait désormais les forcer à se taire ? (Refrain)

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Couverture du livre Ultra intelligence

À propos de la chanson

Cette chanson évoque la lutte des opprimés et le sacrifice des martyrs pour la justice et la liberté. Elle parle d’un peuple qui se lève face à l'injustice, où le pain symbolise à la fois la subsistance et le sacrifice, renforçant le lien entre la souffrance et l'espoir. Elle rend hommage à ceux qui, malgré la violence subie, continuent de croire en un monde meilleur, rappelant l'exemple de Jésus-Christ et son message de pardon. Le contexte est celui des luttes sociales et religieuses, notamment en Amérique Latine, où des figures comme des prêtres martyrs ont donné leur vie pour défendre les plus vulnérables. La chanson souligne le courage de ceux qui ne se laissent pas écraser par le silence et la peur, et affirme que le véritable message de solidarité et de fraternité doit prévaloir dans notre société.