Le souvenir tout comme une berceuse a noué le fil d'or des années d'autrefois; quand je traînais dehors mon âme paresseuse et sans craindre le chaud  ni le froid. Le souvenir en moi tisse sa laine et je vois des soleils et des arbres tout verts. Tout est pourtant pareil mais j'ai comme une chaîne qui me rattache aux choses d'hier. Le souvenir est un tissu fragile et j'ai cousu depuis sur ses étoiles d'or; tant de jours et de nuits auront cherché cette île où l'enfance m'attend comme un port. Le souvenir a des phrases muettes et quelquefois le soir elles se taisent pour moi. Pareils à des cauchemars palpitent dans ma tête les morceaux de rêves d'autrefois.   Mon avenir au cadran de ma montre écrit ses lettres d'or et me vole mes joies. Je ne vis plus dehors et ceux que je rencontre me demandent un peu plus  chaque fois.        

Du même artiste

Le toit de ma maison

Le toit de ma maison

Even Now

Even Now

Vaya con dios, mi vida

Vaya con dios, mi vida

La vie, l’amour, la mort

La vie, l’amour, la mort

Aimer quand même

Aimer quand même

La vague

La vague

Milisse Mou

Milisse Mou

Les parapluies de Cherbourg

Les parapluies de Cherbourg

L'eau qui dort

L'eau qui dort

Volver, Volver

Volver, Volver

Couverture du livre Ultra intelligence

À propos de la chanson

La chanson évoque la nostalgie et le poids des souvenirs qui façonnent notre être. Elle décrit comment les souvenirs, tels des fils d'or, tissent un lien avec notre passé, nous rappelant des moments simples et heureux de notre enfance. Ces souvenirs sont à la fois doux et douloureux, comme une douce berceuse qui berce notre âme tout en faisant remonter des rêves oubliés et des joies perdues. Le protagoniste ressent une sorte de chaîne qui le relie à ces instants d'autrefois, cherchant une forme de réconfort dans ces souvenirs tout en constatant que le temps continue de filer et que la vie extérieure devient de plus en plus complexe. C’est une réflexion sur le temps qui passe et la difficulté de laisser derrière nous les trésors du passé.