Ce chant est à 4 accords magiques! Il est montré ici dans la transposition originale: en le jouant avec des capo ou en le transposant, vous pouvez le ramener à Am, F, C, G.

Transposer:

Quatre-vingts beaux chevaux remontent la rive En tirant, hisse et ho, le nez des bateaux Quatre-vingts beaux chevaux charrient sur le fleuve Le ventre des chalands, barils et ballots Du sel et du nougat Du ciment, de l'huile Et pour vendre au marché Du poisson séché Du miel et du tabac De la soie qui brille Pour la foire de Beaucaire Des tonneaux de bière Ils ont la queue rognée, des mouettes à leurs trousses Les beaux chevaux haleurs d'avant la vapeur Ils vont le long des blés, leur vie n'est pas douce L'orage les secoue, ils baissent le cou Du sel et du nougat Du ciment, de l'huile Et pour vendre au marché Du poisson séché Du miel et du tabac De la soie qui brille Pour la foire de Beaucaire Des tonneaux de bière Ne savent pas qu'un jour les bateaux qu'ils traînent Tout seuls avanceront, vapeur et charbon Que la boue du chemin oubliera leur peine Et le concert si beau de tous leurs sabots Les hommes vont toujours Où la vie les pousse Contre tous les courants Plus loin, plus avant Sur leurs traces parfois Plus rien ne repousse L'avenir les secoue Ils baissent le cou Quatre-vingts beaux chevaux ont quitté la rive Quatre-vingts beaux chômeurs d'avant la vapeur

La chanson évoque avec tendresse le travail des chevaux chargés de tirer des bateaux sur le fleuve, transportant une variété de marchandises. Elle parle de leur quotidien difficile, entre les tempêtes et la fatigue, tout en soulignant l'ironie de leur sort : un jour, la vapeur remplacera leur force. On ressent une nostalgie pour une époque où la nature et le travail des animaux étaient essentiels, en contraste avec les progrès techniques qui laissent ces bêtes à la traîne. Cela illustre également l'évolution de la société et des modes de transport, où l’industrialisation a mis de côté ces nobles compagnons de travail.