Moi monsieur j'ai fait la colo Dakar Conakry Bamako. Moi monsieur j'ai eu la belle vie Au temps béni des colonies. Les guerriers m'appelaient Grand Chef Au temps glorieux de l'A.O.F. J'avais des ficelles au képi Au temps béni des colonies. On pense encore à toi oh Bwana. Dis-nous ce que t'as pas on en a. Y a pas d'café pas de coton pas d'essence En France mais des idées ça on en a. nous on pense On pense encore à toi oh Bwana. Dis-nous ce que t'as pas on en a. Pour moi monsieur rien n'égalait Les tirailleurs Sénégalais Qui mouraient tous pour la patrie Au temps béni des colonies. Autrefois à Colomb-Béchar J'avais plein de serviteurs noirs Et quatre filles dans mon lit Au temps béni des colonies. On pense encore à toi oh Bwana. Dis-nous ce que t'as pas on en a. Y s pas d'café pas de coton pas d'essence En France mais des idées ça on en a. nous on pense On pense encore à toi oh Bwana. Dis-nous ce que t'as pas on en a. Moi monsieur j'ai tué des panthères A Tombouctou sur le Niger Et des Hypos dans l'Oubangui Au temps béni des colonies. Entre le gin et le tennis Les réceptions et le pastis On se s'rait cru au paradis Au temps béni des colonies. On pense encore à toi oh Bwana. Dis-nous ce que t'as pas on en a. Y a pas d'café pas de coton pas d'essence En France mais des idées ça on en a. nous on pense On pense encore à toi oh Bwana. Dis-nous ce que t'as pas on en a.

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Marie-Jeanne

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Couverture du livre Ultra intelligence

À propos de la chanson

La chanson évoque avec nostalgie la période coloniale, mettant en avant les souvenirs d’un homme qui évoque ses expériences passées en Afrique. Il se rappelle de voyages à des endroits comme Dakar et Bamako, où il a connu une vie pleine de privilèges et d’aventures. Le narrateur évoque des relations avec les autochtones, des moments de richesse et de loisirs, ainsi que le sacrifice des tirailleurs Sénégalais qui ont servi la patrie. Bien que cette époque soit célébrée, elle soulève aussi des questions sur les réalités et les injustices présentes durant cette période. Le contexte de la chanson s'inscrit dans une réflexion sur l'héritage colonial et la manière dont il est perçu aujourd'hui. Elle aborde un sujet délicat, à la fois mémorable pour certains et douloureux pour d'autres, tout en questionnant le rapport entre la France et ses anciennes colonies.