(mesures à 2 temps) 1 temps | 1 temps " J'm'en vais lui faire une ordonnance... et une sévère. J'vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins de Paris, on va le retrouver, éparpillé, par petits bouts façon puzzle. Moi, quand on m'en fait trop, j'correctionne plus, je dynamite, je disperse, je ventile. "   C'est un Paris couleur Paname,   Un Paris de l'avenue du Maine   Où les voyous des bords de Marne   Roulent en voitures américaines.   Il y a des hommes qui portent la c'rise,   Il y a des hommes qui correctionnent   Et les bénéfices se divisent   Et les réclusions s'additionnent.   En plein désert ou à Passy,   Des mots d'auteur, des mots qui fâchent,   Comme deux intellectuels assis Iront moins loin qu'un con qui marche.   Le cinéma d'Audiard,   Un dialogue au comptoir,     De l'amitié qui passe   Comme les trains banlieusards   De la gare Montparnasse.   C'est un Français sur son vélo,      Un petit homme sous sa casquette,   Le Tourmalet, le vieux bordeaux,   Et pour écrire une cigarette.   Un drapeau noir sur nos faillites   Et des répliques pour déglinguer   Tous ceux qu'il a mis sur orbite Et qui n'ont pas fini d'tourner.   Le cinéma d'Audiard,   Un dialogue au comptoir,     De l'amitié qui passe   Comme les trains banlieusards   De la gare Montparnasse.            C'est un ciné qui f'sait du monde,   Le cinéma du samedi soir,   Des mots d'auteur, des mots qui grondent, Des mots qu'on aimait aller voir.   Le cinéma d'Audiard,   Un dialogue au comptoir,     De l'amitié qui passe   Comme les trains banlieusards   De la gare Montparnasse.

Du même artiste

L'Anatole

L'Anatole

Musica

Musica

Les villes de solitude

Les villes de solitude

Le chanteur des rues

Le chanteur des rues

Et puis après

Et puis après

Divorce à l'amitié

Divorce à l'amitié

Parce que c'était lui parce que c'était moi

Parce que c'était lui parce que c'était moi

Restera-t-il encore ?

Restera-t-il encore ?

Une fille aux yeux clairs

Une fille aux yeux clairs

Afrique adieu

Afrique adieu

Couverture du livre Ultra intelligence

À propos de la chanson

Dans cette chanson, l'artiste évoque un Paris vibrant et animé, où les figures de voyous et d'hommes de lettres cohabitent dans une atmosphère colorée. Il parle d'un certain Raoul, qu'il souhaite remettre à sa place, illustrant l'idée de justice personnelle dans un monde de violence et de rivalités. Le texte fait référence au cinéma d'Audiard, emblématique d'un style de dialogues savoureux et d'une représentation authentique de la vie urbaine, rythmée par l'amitié et les échanges au comptoir. On y ressent une nostalgie pour le charme du cinéma français, où les mots, au-delà de leur simple valeur, résonnent et créent des situations saisissantes. Cette ambiance rappelle les trajets en train et l’animation des rues parisiennes, avec une touche de simplicité et d’humour.