(x2)   J'm'endors le soir J'retire les voiles d'un bateau noir, à la belle étoile   Un vieux mégot de tabac brun de papier jaune C'est moi qui bosse, moi qui chôme Moi le président si c'est un cigare plus gros   Ou aventurier cigarillo woohoo ooh   Clodo clodo, je pose mon dos   Sur la grille du métro   Je bois les larmes de ma bouteille   Qui pleure qu'elle a sommeil   Mes mains tournées vers le ciel N'attendent rien de l'Eternel Mais deux trois sous d'un parigot Clodo clodo   Les halls de gare Les putains rousses et les trottoirs me connaissent tous   Et quand ça va mal, quand là dans ma tète ça bouge Plus aucun coup d'blanc ni coup d'rouge N'a pu noyer mes idées claires, j'traine les sabots   Vers ce grand boul'vard du Montparno woohoo ooh   Clodo clodo, j'ai sur le dos   Comme l'ombre d'un manteau   Mais qui chauffe autant qu'le soleil   Autant que ma bouteille   Nous les mancheurs les manchards Les mengaveurs les clochards On veut pas de vos torpedos Clodo clodo   Dans vos marmots Y'a les conducteurs de métro   Les futurs notaires plein d'oseille Et les futurs vide-bouteilles Ceux qui posent leur dos sur du dur Et qui aiment quand le vent murmure Couvrant les injures des passants idiots woohoo ooh   Clodo clodo, je pose mon dos   Sur la grille du métro   Je bois les larmes de ma bouteille   Qui pleure qu'elle a sommeil   Mes mains tournées vers le ciel N'attendent rien de l'Eternel Mais deux trois sous d'un parigot Clodo clodo

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À propos de la chanson

Cette chanson évoque la vie d'un homme sans abri qui erre dans les rues, cherchant un peu de réconfort dans un monde indifférent. Il décrit ses nuits passées sur des grilles de métro, buvant des gouttes d'un alcool qui l'aide à oublier sa réalité. Ses pensées vont vers le ciel, mais il ne semble rien attendre de divin, seulement quelques pièces de monnaie des passants. À travers ses rencontres, il dépeint une société qui ignore ceux qu'elle juge comme des marginaux, tout en soulignant une certaine forme de camaraderie entre les oubliés de la vie. Les paroles sont pleines de désillusion, mais aussi d’une humanité palpable, témoignant de la dignité même au cœur de la souffrance.