J’habite à Saint-Germain-des-Prés  Et chaque soir j’ai rendez-vous  Avec Verlaine    Ce vieux Pierrot n’a pas changé  Et pour courir le guilledou  Près de la Seine    Souvent on est flanqué    D’Apollinaire          Qui s’en vient musarder    Chez nos misères  C’est bête  On voulait s’amuser       Mais c’est raté  On était trop fauchés             Regardez-les tous ces voyous  Tous ces poètes de deux sous et leur teint blême  Regardez-les tous ces fauchés  Qui font semblant de ne jamais finir la s’maine  Ils sont riches à crever d’ailleurs ils crèvent  Tous ces rimeurs fauchés font bien des rêves  Quand même ils parlent le latin et n’ont plus faim  À Saint-Germain-des-Prés  Vous qui passez rue de l’Abbaye  Rue Saint-Benoit rue Visconti près de la Seine  Regardez l’ Monsieur qui sourit c’est Jean Racine ou Valéry  Peut-êtr’ Verlaine  Alors vous comprendrez gens de passage  Pourquoi ces grands fauchés font du tapage  C’esr bête il fallait y penser saluons-les  À Saint-Germain-des-Prés        

Du même artiste

La Fortune

La Fortune

Paris canaille

Paris canaille

Jolie Môme

Jolie Môme

Cette blessure

Cette blessure

Le bateau espagnol

Le bateau espagnol

Écoutez la chanson bien douce

Écoutez la chanson bien douce

L'invitation au voyage

L'invitation au voyage

Ni dieu ni maître

Ni dieu ni maître

Merde à Vauban

Merde à Vauban

Les anarchistes

Les anarchistes

Couverture du livre Ultra intelligence

À propos de la chanson

La chanson évoque la vie bohème à Saint-Germain-des-Prés, où le narrateur se retrouve chaque soir en compagnie de figures littéraires emblématiques comme Verlaine et Apollinaire. Il décrit avec une certaine ironie le contraste entre leurs rêves de poésie et leur réalité de pauvreté. Malgré leur situation difficile, ces poètes parviennent à trouver de la joie dans leur art, même en se moquant de leur condition. Au fil des vers, le narrateur invite les passants à reconnaître ces âmes tourmentées qui, malgré tout, apportent une richesse d'esprit à ce quartier vibrant de culture. Le contexte de la chanson se situe dans un Paris artistiquement riche, où la créativité et la misère cohabitent, illustrant la réalité de nombreux artistes de l'époque, pris entre leurs idéaux et les dures réalités de la vie quotidienne.