Intro : Le long des longs cheveux de 17 ans, Que je nouais de temps en temps, Glissaient parfois quelques mains nues, Que sont-elles devenues ? Le long des longues nuits dans la pénombre, Je me disais, ça y est, je sombre, Et j'attendais le petit jour, Qui revenait toujours. [Refrain :] Cinq ou six années de presque rien, Âge imbécile, âge désespéré. Cinq ou six années je me souviens, J'étais l'argile et le feu mélangé. Le long des longs couloirs de ce lycée, où je m'ennuyais à crever, Je traçais des mots sur les murs, Sans qu'on me voit bien sûr. Le long des longues journées noires et blanches, Les deux mains cachées dans mes manches, J'aurais donné pour être ailleurs, Un morceau de mon coeur. [Refrain] Le long des longs dimanches agonisants, Dieu je détestais le présent, Et me réfugiais dans ma tour, Où je mourrais d'amour. Le long des longues lettres clandestines, Que j'écrivais en héroïne, J'imaginais en grand secret, Que pour moi, on mourrait. [Refrain] Le long des longs cheveux de 17 ans, Que tu nouais de temps en temps, Glissaient parfois quelques mains nues, Que sont-elles devenues ? Le long des longues nuits dans la pénombre, Je me disais, ça y est, je sombre, Et j'attendais le petit jour, Qui revenait toujours. Cinq ou six années de presque rien, Âge imbécile, âge désespéré. Cinq ou six années je me souviens, J'étais l'argile et le feu mélangé. Cinq ou six années je me souviens...   

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À propos de la chanson

La chanson évoque les souvenirs nostalgiques d'une adolescence empreinte de mélancolie. Elle parle des sensations et des émotions vécues durant ces années où le temps semble passer lentement, marquées par l'ennui, les rêves et les désillusions. Les longs cheveux, les nuits sombres et les corridors du lycée deviennent des symboles d'une période à la fois douce et difficile, où l'on se sent perdu tout en cherchant des échappatoires à travers des lettres et des aspirations romantiques. Le contexte dépeint une jeunesse en quête d'identité, tiraillée entre le désir d'évasion et la réalité parfois douloureuse du présent. Les réflexions sur le temps qui passe soulignent un sentiment d'impuissance face à une existence jugée "presque vide", tout en laissant entrevoir l’espoir d’un renouveau avec la lumière du jour qui revient toujours.