Jack Monoloy aimait une blanche, Jack Monoloy était indien Il la voyait tous les dimanches mais ses parents n'en savaient rien Tous les bouleaux de la rivière Mingan, tous les bouleaux s'en rappellent La Marie-Louche elle était belle, Jack Monoloy était fringant Jack Jack, Jack, Jack disaient les canards, les perdrix et les sarcelles Monoloy disait le vent, la Marie-Louche est pour un blanc Avait écrit au couteau de chasse le nom d'sa belle sur les bouleaux Un jour on a suivi leurs traces, on les a vu au bord de l'eau Jack Monoloy est à sa peine, la Marie-Louche est au couvent Et la rivière coule à peine un peu plus lentement qu'avant Jack Monoloy Dieu ait son âme, en plein soleil un dimanche matin En canot blanc du haut d'la dam il a sauté dans son destin La Marie-Louche est au village, Jack Monoloy est au fond d'l'eau A voir passer les nuages et les canots et les billots Tous les bouleaux de la rivière Mingan, tous les bouleaux ont mémoire Et leur écorce est toute noire depuis qu'Monoloy a sacré l'camp

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À propos de la chanson

La chanson raconte l'histoire de Jack Monoloy, un jeune Indien amoureux d'une blanche nommée Marie-Louche. Leur amour secret se déroule dans un cadre idyllique, à la rivière Mingan, où ils se retrouvaient chaque dimanche, à l'insu de leurs familles. Le récit évoque leur tendresse, mais aussi les difficultés qui en découlent, notamment le choc entre leurs origines et les conventions sociales. Malheureusement, leur histoire d'amour prend une tournure tragique lorsque Jack, désespéré, met fin à ses jours en sautant dans la rivière. Marie-Louche, quant à elle, se voit contrainte de rejoindre un couvent, laissant derrière elle le souvenir d'un amour éphémère. Les bouleaux, témoins silencieux de cette passion, gardent en mémoire cette tragédie, marquée par la douleur et la perte.