En ce bas monde, une chose est sûre C'est une solide vérité C'est que les choses de la nature Ont toutes leur utilité Les bras, les mains, les jambes, les pieds Le corps, la tête, le visage Les yeux, la bouche et le nez Connaissent des milliers d'usages. Il y a même les cheveux Qui servent à caresser le vent Et puis il y a l'herbe des champs Pour se coucher quand on est deux Et les petits cours d'eau qui brillent Où viennent s'abreuver les bêtes Où viennent rêver les poètes Où vont pleurer les jeunes filles Il y a la mer et l'ouragan Pour faire se gonfler notre sang Pour sculpter les cinq continents Et pour saler tous les harengs Il y a les chenilles de couleur Pour amuser les tout petits La poitrine des filles en fleur Pour chambouler les vieux assis Il y a mille autres choses encore Le soleil, la montagne, les aigles Mais comme l'exception est de règle Même si cette règle est d'or Dans tout cela, il y a un hic Un fier défi à la logique J'ai beaucoup cherché mais en vain Les couilles du pape ne servent à rien.

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À propos de la chanson

Cette chanson évoque l'idée que chaque élément de la nature et du corps humain a sa propre fonction et son utilité. Elle célèbre la diversité des choses qui nous entourent, comme les rivières où les bêtes s’abreuvent, ou encore la beauté des paysages qui inspirent les poètes. Cependant, au milieu de cette célébration des usages pratiques de la nature, il y a une petite provocation, un clin d'œil humoristique sur une absurdité qui défie la logique. Cela invite à réfléchir sur l'importance et l'inutilité, et sur la manière dont certaines vérités peuvent être souriantes dans leur exagération.