Mesures à 2 temps: 1 temps | 1 temps On m'appelait le vélo d'hiver J'en ai vu des marmots, Des messieurs, des dames et des vélos    Sur la piste ovale, sous ma verrière, J'en ai vu des costauds, Des boxeurs, la Piaf, Yvette Horner          On m'appelait le vélo d'hiver Et d'été en hiver On s'amusait sous ma verrière Vrai de vrai, je me rappelle Comme si c'était hier Des plus belles heures sous ma verrière L'air de rien, du haut des gradins, Ça lançait des « Hourra !» Les pauvres en haut et les riches en bas    Il y avait même de l'herbe verte Au milieu de tout ça Et le tout Paris vibrait en moi          On m'appelait le vélo d'hiver C'était avant la guerre Mes plus belles heures sous ma verrière Vrai de vrai, je me rappelle Et puis ils arrivèrent, Les uni-formes, les revolvers    On m'appelait le vélo d'hiver J'en ai vu des marmots S'amuser quand même dans les flaques d'eau   Sur la piste ovale, sous ma verrière, J'en ai vu des vieillots Mourir comme des chiens sur le dos          On m'appelait le vélo d'hiver C'était le plein juillet Ils enfermèrent sous ma verrière Vrai de vrai, je me rappelle Des familles entières Qu'ils déportèrent vers l'enfer    (8x)

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À propos de la chanson

La chanson évoque les souvenirs d'un vélo qui a vu défiler des générations et des histoires, sous une grande verrière en plein cœur de Paris. Elle rappelle des moments de joie et de partage, où des gens de toutes conditions se retrouvaient ensemble, malgré les différences sociales. Cependant, cette nostalgie est assombrie par l'interruption brutale de la guerre, avec l'arrivée des uniformes et des répressions, qui a marqué de manière tragique ces instants de vie. Les images de familles déportées et de vies brisées viennent rappeler les horreurs du passé, tout en laissant transparaître espoir et résilience face à l'adversité.