L'air se cabre dans la nuit d'hiver Tout est silence, terre et ciel Le désert luit loin de la mer Tout en bas du mont Saint-Michel Au sommet j'avale un vent muet Grisant comme un vin de Toscane Mon regard plonge dans la baie Je vois passer la caravane Ils sont bien cinquante Les chameaux, les gens Sous la lune errante Là, se balançant Le rythme royal Me charme et m'appelle Volant, je dévale Les longues ruelles Sur le sable doux comme un miroir Je cours vers eux tout en criant Ils passent, ils passent sans me voir Détachés sur le ciel d'argent Seul, un homme un regard embrasé Fier comme un prince d'Erevan Me tend une rose embaumée Et il rejoint la caravane Je reste figée Dans ma peau d'hermine Et puis je m'en vais Vers ma limousine Je pose la rose Sur le siège avant Je marque une pause Je rentre à Dinan

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Couverture du livre Ultra intelligence

À propos de la chanson

Dans cette chanson, l’artiste nous plonge dans une atmosphère nocturne et mystique, où l'observateur se retrouve face à une caravane qui traverse un paysage désertique, loin de l'agitation maritime. La scène se déroule au mont Saint-Michel, où la magie du moment contraste avec la réalité de la vie quotidienne. Le protagoniste, fasciné, admire ces voyageurs et ressent une attirance irrésistible, particulièrement pour un homme qui lui offre une rose, symbole d'un instant fugace et précieux. Le contexte évoque un voyage intérieur, une quête de sens et de beauté au sein d'un monde tranquille, mais aussi de l’évasion face aux responsabilités de la vie moderne, représentée par la limousine qui attend à la fin du voyage. Cette tension entre rêve et réalité donne toute sa richesse à l'histoire.